Chapitre 39

Chapitre 39
Les persos : Joyeux anniversaiiiiiiiiiire Wendy ! =D

Hyah, merci, ça fait plaisir ! ^^ [C'était le 10 avril mais bon...]

Les persos : Pour fêter ça, tu mettras la suite ! ^^

Ah, heu, oui, bien sûr ! ^^'
C'est du haut de mes 16 bougies que je vais enfin écrire cette suite, parce qu'elle commence à m'énerver, l'inspiration part dès que je touche le clavier ! Non mais c'est quoi ça, je vais finir par l'enfermer !

Tsuki : C'est toi qu'on va enfermer, si t'écris pas !

Aaaah, la bonne humeur de Tsuki, ça m'avait manqué.
Bon, je vais pas vous faire languir plus longtemps !

Je vous souhaite une bonne lecture, en espèrant que je mettrais la suite plus vite désormais !


C'est partiiiiish !!









Chapitre 39 : C'est maintenant que je réalise (partie 2)







- NARUTOOO !!!

A quoi bon hurler comme ça ? Le concerné ne revenait pas, et même sans en connaître la raison, Sasuke savait qu'il ne réapparaîtrait pas.
La foule gigantesque de shinobis s'imposait dans tout Konoha, cherchant un abri, se cachant inutilement derrière des murs ou dans des caves pour échapper à la cruauté de l'Akatsuki, à présent devant la porte de la ville. Sasuke scrutait les environs, mais c'était trop tard, Naruto était partit on ne sait où, et il ne pouvait pas croire un seul instant qu'il fuyait. C'était impossible, Naruto, Hokage, laisser un tel danger aux portes de Konoha, non, personne n'aurait pu y croire !
Sasuke se retourna alors vers ses fidèles compagnons de bataille, préparés à la bataille. Il leur fit un signe désolé qui signifiait que Naruto était introuvable, puis il descendit de son perchoir pour retrouver ses amis.

- Qu'est-ce qu'il lui prend ?! tonitrua Kiba, cramponné à Akamaru, C'est pas un jeu, merde !

- J'en sais rien, réagit Sasuke, Je l'ai pas vu ! Mais je ne pense pas qu'il se soit enfui comme ça, il devait avoir une raison.

- Une raison ? Plus importante que celle de sauver Konoha ? Laisse-moi rire !

- C'est pas la peine de gueuler, Kiba ! Faut les retenir le temps qu'il revienne. Il est sûrement aller chercher Tsunade à l'hôpital et des renforts qui sont capables de faire face à la pression.

Kiba grogna en détournant le regard vers les ennemis qui ricanaient, fourrés dans leurs longs manteaux rouges et noirs, comme s'ils avaient déjà gagnés. Il ne fallait pas une seule minute d'inatention aux membres de Konoha, ou c'était la fin. Sans plan d'attaque, ils allaient devoir se battre comme ils le pouvaient, avec toute leur force. Un homme de taille imposante aux airs de requin s'avança et sortit de derrière son dos une épée enveloppée de bandages blancs. Enfin, s'avancer pour lui, ça n'avait pas la même signification qu'à Konoha. En effet, il chargea comme une flèche sur la jeune femme aux couettes blondes qui dégaina son éventail géant. Avec, elle déclencha une rafale de vent pour but de propulser Kisame, mais celui-ci ne ralentit pas d'une seconde et la frappa brutalement d'un coup d'épée.

- Temari !!

Elle manqua de se vautrer à terre quand Sakura la rattrapa de peu. Temari se releva, le côté gauche du ventre marqué d'une profonde blessure, haletante. Kisame se mit à rire et s'attaqua alors à Neji mais une ombre furtive attrapa un de ses pieds et il se stoppa dans sa course.

- Tu fais chier, toi, murmura l'homme à la couette haute qui l'avait arrêté.

- Bien joué, Shikamaru !

Ce fut Kakashi qui reprit l'assaut en se ruant sur l'homme bleu coincé dans son ombre. D'une main de Kakashi apparut un source d'électricité puissante qui tenta de déchirer le corps de Kisame mais un imprévu le bloqua : Itachi.

- Qu'est-ce que tu croyais faire ? lança-t-il en lui tordant le bras avant de l'envoyer valser au loin.

- Argh, ne le regardez pas ! cria Kakashi en baissant les yeux.

Tous obéirent sans attendre tandis que le reste de l'Akatsuki ne laissait pas passer l'occasion. Une bombe explosa entre Neji et Chôji, une autre sur Shikamaru qui l'evita de justesse, mais dû lâcher sa prise. Celle-ci reprit la même proie qu'il avait au début. Temari, le voyant se jeter sur elle malgré la fumée de l'explosion, bondit en arrière et retenta un coup d'éventail, en vain. Sakura débarqua à ses côtés et, avant que Kisame ne puisse les toucher, le frappa d'un de ses coups destructeurs. Celui-ci fut touché de plein fouet, par surprise. Il retomba au sol tandis que Sakura continuait de le ruer de coups aussi puissants les uns que les autres. Temari la remercia. Elle lui demanda de s'écarter pour pouvoir lui balancer sa plus grosse tornade pendant qu'il était à terre. En l'exécutant, Sakura pourtant éloignée d'une trentaine de mètres fut soulevée et partit en arrière. Elle espèra que ses amis étaient assez loins pour ne pas avoir été touchés. Temari, pensant avoir eu sa victoire, préfèra se reculer au cas où Kisame se relèverait. Apparemment, Sakura et elle-même avaient gagné car il ne montra aucun signe de vie. En réalité, il n'était carrément plus enfoncé dans le sol. Il n'y avait plus rien, aucun corps vivant ou inerte, de lui. Temari, prise de court, hurla à l'attention de Sakura que Kisame avait disparu, et celle-ci se remit sur ses gardes. Soudain, la jeune femme aux cheveux roses perçut un cri lointain qu'elle reconnut de suite.

- Sasuke !!

Le cri se rapprochait si rapidement que Sakura se le prit en pleine figure. Sasuke venait de lui tomber dessus, mais elle n'avait pu le voir à travers la fumée. Celui-ci était ensanglanté et peinait à se relever. Sakura parut effrayée.

- Non, ne bouge pas, je vais te soigner !

- Pas le temps, faut que j'aille aider Kakashi ! Il se bat seul contre lui !

- Qui ça, lui ? fit-elle avec une crainte.

Le regard de Sasuke n'inspirait plus que haine. Il ne fallut pas plus d'une seconde à Sakura pour comprendre, il l'avait revu. Elle se doutait déjà de la colère qui avait dû lui faire perdre la raison. D'ailleurs, celui-ci se présenta devant eux, sans qu'ils aient eu à le chercher. Sasuke se remit en place, prêt à bondir à la moindre occasion. Itachi avait gardé le même regard d'indifférence, la même démarche lente et assurée et la même voix qui raisonnait dans la tête des deux combattants. Un poing du petit frère se serra, un filet de sang contournant son bras et les iris devenant rouge vif, rouge de colère, ce rouge qui bouillonaient au fond de lui et qui finit par déclencher un hurlement. Sasuke chargea sur son frère sans hésiter tandis que celui-ci restait sur place à l'attendre. Sakura aurait tant voulu l'arrêter, si seulement il avait pris conscience du danger. Elle peinait à suivre le rythme trop rapide de Sasuke qui avait déjà préparé son attaque des mille oiseaux. Ce fut au moment où il toucha, ou plutôt, au moment où il crut toucher, Itachi qu'une énorme explosion se déclencha, emportant tous les combattants dans les airs ou à s'écraser contre des murs de pierre.

De loin, il l'avait remarqué, cette boule de feu avec ces moceaux de murs qui se détruisaient et retombaient lourdement sur les maisons. La porte de Konoha avait été anéanti, éparpillée dans tous les coins et recoins de la ville. L'homme eut un instant cette frayeur que certains ont déjà connu par le passé, une crainte effroyable, un regret immense de ne pas être resté combattre avec les autres shinobis. Il se figea sur place, tandis que les villageois et autres ninjas terrorisés s'enfuyaient en tous sens, sans jamais trouver de sortie, et finissaient par se rentrer dedans. Au milieu de tout ça, le Hokage, les yeux rivés au ciel, sur les bout de bois ou de pierre qui volaient encore. Konoha se détruisaient, et aucune idée de l'état de santé de ses camarades. Qu'est-ce qu'il avait fait ...?
Soudain, un rocher qui semblait bien petit dans les nuages, s'aggrandit et manqua de retomber sur Naruto quand il se réveilla et l'évita sur le côté. Il en avait presque oublié la raison de sa fuite soudaine : Hinata. Il devait la sauver, seule dans Konoha, proie fragile face à l'Akatsuki. En reprenant son chemin, le coeur lourd de laisser ses amis derrière lui, il chercha au milieu des cris, des habitants épouvantés qui couraient sans savoir vraiment où, et des explosions qui recommençaient dans tous le villages, venant à lui. Une ombre à la silhouette d'oiseau lui passa dessus. Il leva brusquement la tête, et une voix l'interpela :

- Je suis là, hun hun !

Un homme à la couette blonde, assis sur un gigantesque oiseau d'argile, s'amusait à lancer des araignées explosives sur les toits et les passants de Konoha.

- Comme c'est drôle, haha ! Oh, attention, une petite bête te tombe dessus, hm !

Mais l'autre blond sauta sur la gauche et se mit à courir sur les murs d'une rue, pour arriver jusqu'au toit en évitant toutes les bombes. Deidara prenait un malin plaisir à détruire tout ce qui lui passait sous le nez. Naruto l'entendait rire. Il décida de le suivre, et de l'arrêter avant de chercher Hinata. L'homme sur l'oiseau blanc se dirigeait vers une petite tour, le bureau de Konoha. Naruto eut une frayeur : c'était là que tous les habitants s'étaient réfugiés avec Tsunade et Shizune à attendre la fin de la bataille. Pris d'un élan de panique, Naruto piqua sur le bureau, et Deidara riait toujours, en continuant son lancer de bombes à travers toute la ville.
Le Hokage courait si vite qu'il ne sentait plus ses jambes porter son poids. A deux mètres de la porte du bureau, il accélèra encore plus et défonça la porte. Puis il chercha Tsunade et les habitants en ouvrant chaque salle, mais ne trouva personne, pas une once de vie dans cette tour. Il grimpa alors les marches quatre à quatre pour entrer finalement dans son bureau, celui du Hokage. Mais il n'eut pas le temps de le voir une seconde qu'une explosion le détruisit entièrement et le propulsa en arrière. La bombe fut si puissante qu'elle saccagea l'intérieur du bâtiment et Naruto s'encastra dans le mur derrière lui, une salle où avaient lieu les réunions importantes pour Konoha. Son corps tourna plusieurs fois sur lui même avant de heurter un angle d'un bureau. Une vague de douleur se déclencha dans son dos, elle lui donna l'impression de s'être brisé la colonne vertébrale. Il cligna des yeux pendant quelques minutes avant de se rendre compte que la tour allait s'effondrer, et qu'il valait mieux qu'il s'échappe avant d'être écrasé par des blocs de pierre. Il se releva difficilement en faisant craquer des os et courut vers la fenêtre de la salle, s'apprêtant à l'ouvrir. Mais à peine l'eut-il ouverte qu'une araignée d'argile tenta de s'incruster dans la pièce. Il se sentit obliger de rester à l'intérieur alors que la fumée lui bouchait les poumons. Il se recula jusqu'au milieu de la salle, réfléchissant à une sortie. Il ne pouvait pas passer par le couloir, vu qu'il était incendié, et s'il tentait de s'enfuir par la fenêtre, une bombe lui exploserait à la figure. Il grinça des dents, Deidara l'avait bien eu. Naruto toussait de plus en plus fort, la fumée envahissait le seul endroit encore à l'abri, et le feu l'accompagnait rapidement. Tant pis, il fallait bien faire quelque chose, où il mourrait asphixié. Le Hokage blond décida de sauter par la vitre, il l'a rouvrit et chuta, et l'araignée l'attendait. Une autre explosion, plus petite mais assez forte pour abattre Naruto, se déclencha vivement. Mais, l'ayant prévu, Naruto disparut en fumée, car ce n'était qu'en réalité qu'un clône. Alors le véritable Hokage sauta après l'explosion dissipée sur un arbre.

- Hahaha, je savais que tu ferais ça ! intervint Deidara sur son oiseau, qui l'attendait.

- Merde !

L'homme à la couette blonde descendit de son perchoir, un grand sourire malsain aux lèvres, et leva les bras au ciel. L'oiseau s'envola et, quelques mètres plus haut, se déforma pour revenir au stade d'un solide mou d'argile. Puis il retomba en s'étalant dans le ciel, assombrissant des dizaines de mètres autour de lui, tandis que Naruto, affolé, courut à en perdre haleine à l'endroit à peine éclairé le plus proche. Il n'était plus qu'à deux mètres... Un mètre... Et l'oiseau s'écrasa, poids gigantesque qui fendit la terre en de nombreuses fissures, et se solidifia dès son arrivée au sol. Et Deidara se prit un fou rire, sortant gagnant de cette bataille, se réjouissant de cette si simple victoire. Et il répêtait "C'est ce que vaut un Hokage, ça ? Hahaha !", rappelant à l'odre l'argile solide qui reprit sa forme d'oiseau blanc. Mais son fou rire se coupa net à cet instant, Naruto ne se trouvait pas en dessous. Pas un corps, inerte ou même encore vivant, étaler au sol dès que l'argile se dégagea. Juste un immense trou, dans lequel on semblait reconnaître des branches, des bouts de pierre... Mais pas la moindre trace de Naruto, pas une goutte de sang.

- Rasengan !!

Deidara n'eut pas le temps de se retourner, il se sentit juste projeté contre le mur de la tour qui tenait encore debout, et il le détruisit en tournant, faisant tomber des moceaux de briques sur son corps.

- Oui, c'est ça, ce que vaut un Hokage, répondit en retard Naruto, qui s'était placé derrière lui.

Il avait eut le temps, en quelques secondes, de sortir de l'ombre. Le souffle l'avait amené derrière son ennemi sans qu'il s'en aperçoive, et il n'avait plus qu'à en finir avec son attaque finale. Il souffla, espérant que Deidara ne s'en relèverait pas, et fut prit d'un sentiment de tristesse en observant son bureau tomber sur lui-même, laissant découvrir, derrière lui, d'autres maisons et bâtiments qui reproduisaient la même chose. Cette tristesse se changea d'un coup en profonde haine, il poussa un hurlement terrible, qu'on avait certainement entendu du fond du village, supérieur aux écroulements assourdissants, résonnant dans tout Konoha qui mourrait peu à peu, comme ce cri qui finissait par s'achever aux oreilles d'une personne qu'il était censé chercher. Mais celle-ci ne répondit pas, elle était bien trop faible pour crier quoi que ce soit, baignant dans son propre sang qui ruisselait entre les dalles, entre les pierres broyées, entre son esprit et celui de son bien-aimé.

- Naruto... réussit-elle à prononcer avec un effort surhumain.




Par miracle, un frisson parcourut la colonne de l'interpelé. Il comprit direct. Sans hésiter une seconde, il comprit qu'elle avait besoin d'aide, qu'elle en était à sa limite. Il courut en clamant son nom, s'arrachant les cordes vocales, et celle-ci lui répondait faiblement, le guidait jusqu'à elle. Il contournait les angles de rues restants, de moins en moins de shinobis s'enfuyaient autour de lui, car ils finissaient écrasés ou tombaient sur les membres de l'Akatsuki. Puis Naruto sauta par-dessus un bout de mur, et retomba devant elle.

- HINATA !!

La jeune femme, couchée à terre, car plus aucune force ne la retenait, regardait Naruto de ses yeux épuisés et blancs, vides. Le sang coulait à flot, se libérait de son corps où il avait été enfermé si longtemps. L'homme s'agenouilla face à elle, épouvanté, lui demandant comment elle avait pu se retrouver dans cet état, puis en la rassurant que totu irait bien maintenant, qu'on se chargerait d'exterminer l'Akatsuki rapidement, même si la ville s'effondrait. Il lui répêtait qu'on la reconstruirait, qu'elle serait soignée, qu'il fallait juste attendre que Sakura passe, et elle utiliserait ses pouvoirs. Hinata souriait faiblement, et l'écoutait à moitié, pas parce qu'elle ne le croyait pas, mais parce qu'elle n'entendait presque plus. Comme si ses oreilles n'étaient plus reliées au cerveau, comme si ce dernier s'éteignait, comme la lumière du jour qui laissait place à la nuit. Pourtant, Hinata, ça voulait bien dire "endroit ensoleillé", non ?
Il restait au moins sa voix qui résistait à la fatigue, et elle en profita pour l'utiliser :

- Naruto... Ce que... je voulais te dire tout à l'heure... C'était...

- Tu me le diras après, la coupa-t-il, Quand tu auras plus de forces, tu me le diras, d'accord ? Ne parle pas, où tu vas encore plus t'épuiser.

- Je ne suis pas sûre... de survivre...

- Qu'est-ce que tu dis ? s'écria-t-il, Arrête, c'est n'importe quoi ! Ils arrivent, ils ont bientôt fini, les autres. Ils viendront te soigner.

- Non... réfuta-t-elle faiblement, Je meurs... Je me sens... mourir...

Naruto s'apprêta à protester, mais il ne savait pas quoi lui répondre, et il n'avait pas d'arguments. En la voyant sourire, il prit son regard de rage. Qui lui avait fait ça ? Dès qu'il le saurait, il le paierait cher, très cher...

- Intéressant... murmura une voix derrière Naruto.

Le Hokage n'avait pas prévu qu'un membre le dérange. De plus, c'était certainement un des plus redoutables : Itachi...

- Casse-toi !! beugla-t-il en se relevant, prêt à protèger Hinata.

- Pourquoi restes-tu là à pleurer le sort d'une mourante ? demanda-t-il sans vraiment être intrigué, Je ressens une force incroyable en elle, même plus forte que chez toi, c'est très étrange...

- Essaie de la toucher et je t'extermine !

- Ah, pourquoi tant de violence ? Excuse-moi, mais je la veux. Je pourrais la sauver tu sais ? Par contre, toi, si tu restes là tout seul à rien faire, elle mourra. Tu es un incapable, receptacle. Donne-la moi gentiment, je ne lui ferai pas de mal.

- Et tu penses que je vais te croire ?! Creve !!

- Tant pis pour toi, acheva-t-il en disparaissant.

- Où... Où est-il ?!

Naruto se retourna, croyant qu'il tentait de le tuer par derrière, mais il n'y avait personne. Personne... Ce fut bien ce qui le fit hurler de nouveau. Il n'y avait plus Hinata. Seul son sang se répandait sur les dalles, et la lune se reflètait dans ce rouge sombre.

- HINATA !!!

Crier, ça ne servait à rien. Cela n'avait jamais servi à rien, et Naruto ne savait faire que ça, crier, hurler, taper partout, pour calmer sa haine. Comment avait-il pu emporter Hinata sans qu'il s'en aperçoive un instant ? Un seul instant... Il posa son coeur dans le sang, et celui-ci se baigna, éclaboussé de larmes, cherchant à faire revivre cette lumière, cette douce mélodie de temps passé avec elle.
Mais ce soir-là, la mélodie sonna comme un glas.


*Fin du Flash-Back*


Je suis tellement désolée, Naruto... J'aurai tellement voulu rester avec toi, et te le dire, que j'étais enceinte...


Hyaaaaaaaaaah !! Fini, vous imaginez là, fini !!! Mais vraiment fini, ça y est !
Je suis aux anges, olalah TT-TT C'est si beau... Sérieux, j'avais jamais eu une telle panne d'inspiration.

Merci à vous de toujours suivre, c'est super ! Je vous adore ! ^^

Voilà, bon ben joyeuses Pâques au fait, vive les chocolats ! Miam =P
A la prochaine ! =)

Bisouxxxx

# Posté le samedi 21 mars 2009 08:23

Modifié le samedi 02 mai 2009 15:06

Chapitre 40

Chapitre 40
Yep yep !

Après la fin du flash-back où on a découvert un bon paquet de trucs-bidules, yep, voilà le chapitre 40, retour sur le présent, yep !
Y'aura Tsuki ? Peut-être, yep yep ! Et même d'autres persos qu'on avait presque oublié avec le temps, yep !
Aujourd'hui, folie de yep, les amis ! ^^

... Mais qu'est-ce qui lui arrive encore ? --'

On chope tous la Yep Attitude, yeaaaaah ! >.<
Let's go !


Bonne lecture, yep !





Chapitre 40 : Attendez-moi...






Elle sombra dans un profond sommeil. Un sommeil qui l'aurait énervée si ses forces ne la quittaient pas. Déjà elle chutait à terre, la tête lourde, les yeux à moitié fermés, et la conviction que l'homme d'en face avait eu une mauvaise idée. Cette homme-là, c'était la dernière personne qu'elle vit, ce jour-là, son père. Mais elle n'avait même pas eu le temps de comprendre qu'elle était sa fille qu'elle s'endormit sur le plancher.

- Pardonne-moi, mais je ne pouvais pas faire autrement... lui murmura l'homme blond avec l'espèrance qu'elle l'entendrait dans son rêve.

Ensuite, il la prit dans ses bras et sortit de chez lui.


***


- Tu lui as donné quoi, Naruto, un somnifère ?

- Oui, je la pose sur le canapé. On va y aller, t'as prévenu tout le monde, Sasuke ?

- Ouais mais t'as l'air stressé, ça va pas ?

En effet, Naruto avait le teint si pâle qu'on aurait dit qu'il allait s'évanouir d'une seconde à l'autre. Mais, contrairement à ce que pensait son ami, ce n'était pas à cause de la guerre qui se préparait. Il s'assoupit sur une chaise avant de tomber et Sasuke partit lui chercher un verre d'eau, inquiet. Ce n'était vraiment pas le moment d'être dans cet état. Le Hokage avait l'impression de voir les murs de la maison se rapprocher de lui, les lignes droites devenir des courbes, et les couleurs virer à leurs opposées. Il pressa ses paupières avant de rouvrir les yeux et remarquer un verre tendu vers lui.

- Tiens, t'inquiète pas, assura le brun, On a toutes les chances de les battre. On a même Suna avec nous, cette fois.

- Merci, répondit faiblement le blond en prenant le verre, Mais ce n'est pas pour ça...

- Ah ? Pourquoi alors ?

Naruto marqua un temps avant de répondre :

- Hinata... Elle...

Sur ce nom, il bloqua. L'expression du visage de son ami s'approcha plus de l'hallucination que de l'étonnement. Il fallait le comprendre, Naruto avait passé plus de treize ans enfermé, à ne sortir que pour les missions, ne laissant sortir que très peu de mots, et particulièrement ce nom. Jamais il n'avait prononcé ce mot tabou pour lui, jamais. Sasuke devint pâle à son tour, il ne parvenait pas à s'imaginer l'évènement monstrueux qui l'avait poussé à sortir ça... Le regard du blond se dirigea lentement vers Tsuki qui dormait paisiblement sur le canapé.

- Et Tsuki aussi... lâcha-t-il en se renfouissant la tête entre les bras.

Sur le coup, Sauske ne comprit pas. Qu'avait à voir Tsuki avec Hinata ? Il resta stupéfait et la crainte de connaître la réponse l'empêcha de poser la question. Naruto soupira en deux fois, car coupée par un sanglot. Puis, avec un courage surhumain, il extirpa ces mots de son coeur :

- Hinata est vivante. Et Tsuki est ma fille.


***


Cette dernière personne, certainement la plus concernée dans l'histoire, se libéra de son doux sommeil. Sa première image fut le soleil qui semblait pressé, au loin, sur les montagnes des Hokages; il se couchait. Tsuki, la lune, se levait. La maison paraissait si paisible, personne... En fait, elle était simplement vide, triste, à y laisser trainer le regard. Tsuki ressentit une énorme envie de pleurer, mais elle ne sut pas tout de suite la raison. Elle ne se souvenait plus exactement, elle ne savait même plus qui habitait là, à l'origine. Seul son canapé qui lui servait de lit lui donnait une impression de déjà-vu. Elle fit quelques pas, puis s'arrêta devant la table du salon. Les plantes de la pièce peinaient à respirer, sèches, et Tsuki ne trouva que de l'eau salée à leur donner. Les larmes étaient sorties sans qu'elle leur ordonne. La jeune fille pleurait, silencieuse, sans savoir pourquoi, seule, car la pluie ne l'accompagnait pas aujourd'hui. Elle ne pouvait se sentir qu'abandonnée. N'importe qui serait venu la voir, elle en aurait été heureuse. Comme par miracle, sa demande fut acceptée par le ciel.

- Ah, tu es réveillée ? Comment tu te sens ?

Tsuki ne l'examinait pas bien, ses larmes lui brouillaient la vue. Elle tourna la tête vers la voix, et aperçut un garçon aux cheveux rouges vifs dès qu'elle cligna des yeux pour libérer une goutte salée. Il était à peine plus grand qu'elle, vêtu de rouge et de noir, de vêtements assez amples, un peu grands pour lui. Des cheveux en bataille surmontaient sa tête, qui contrastaient avec le vert pétant des yeux. Le même vert que les yeux de Sakura. Il était sorti du couloir dans un silence total. Tsuki aurait dit qu'il chantait dès qu'elle entendit sa douce voix.

- Tu... Tu pleures ?? s'exclama-t-il soudain en faisant du surplace, comme s'il cherchait un mouchoir, Qu'est-ce que tu as ? Je te fais peur, c'est ça ?

- Qui es-tu ? finit-elle par dire doucement en s'essuyant le coin des yeux.

Il s'arrêta net et il y eut un autre silence gênant. Le garçon s'inclina, confus :

- Excuse-moi ! Je ne me suis même pas présenté ! Je m'appelle Shinji Sabaku No, fils du Kazekage, quatrième du nom, et j'ai pour mission de vous garder et de vous protèger si nécessaire.

- Shinji... répêta-t-elle en baissant la tête, ça ressemble à...

- ... Quoi ?

- Pourquoi... Pourquoi tu me protèges ? Où sont les autres ?

Elle commençait à se remémorer ses amis, Konoha, son existence... Shinji s'empressa de lui répondre :

- Tous sont partis combattre l'Akatsuki. Ils m'ont demandé de rester avec toi en attendant qu'ils reviennent. Ils ont précisé qu'il ne fallait pas s'inquièter pour eux, qu'ils étaient nombreux.

- Quoi ?! s'écria-t-elle, la mémoire réapparue, Ils sont partis sans moi ? Ils ne vont jamais s'en sortir !! Pourquoi ils ne m'ont pas écoutée ?! J'y vais, je vais les rejoindre !

- Heu... At... Attends ! Qu'est-ce que tu fais ?


Tsuki était passée devant Shinji et se dirigeait maintenant vers la porte d'entrée, déterminée comme jamais, plus à cause de la colère que de la volonté. Avant que sa main atteigne la poignée, Shinji se plaqua contre la porte, l'arrêtant dans son élan. Tsuki avait totalement changée d'humeur, elle effrayait Shinji qui avait franchement du mal à comprendre son énervement. Mais il se devait de la garder dans la maison, alors il la bloqua, ls sourcils froncés. Tsuki s'apprêta à lui ordonner de se pousser mais Shinji prit la parole avant elle :

- Tu ne sortiras pas ! Par ordre du hokage !

- Laisse-moi passer, il n'est pas question que je reste ici à rien faire pendant que les autres se battent à mort !

- Désolé mais je ne changerai pas d'avis. Haïs-moi comme tout le monde, ça ne me fera rien, je suis habitué.

- Te fous pas de moi ! T'es juste le chouchou à son papa, tout le monde doit t'adorer, à Suna. Commence pas à te la jouer théâtrale !

- Pff... Si tu savais combien de fois j'ai entendu ça. Va t'asseoir.

- Non ! cria-t-elle en le poussant.

Surpris par la force anormalement grande de Tsuki, le garçon se cogna violemment contre le mur, et la jeune fille se dépêcha de sortir.

- Ah mer... Tsuki, attends !

Mais celle-ci courait déjà à vive-allure dans la rue et gagnait les grandes portes de Konoha. Shinji la poursuivit sans hésiter, ne prennant même pas la peine de refermer la porte de la maison derrière lui. Il s'aperçut qu'elle courait bien vite, il ne s'attendait pas à ça. Alors il accélèra le pas et une course-poursuite s'ensuivit dans tout Konoha. Tsuki ne se gênait pas, elle fonçait et bousculait les passants pour s'enfuir tandis que Shinji s'excusait pour elle et prenait le temps de les esquiver. Il s'attardait même à ramasser les affaires que Tsuki avait faites tombées. On pouvait bien le dire : il était plus serviable que Tsuki... Mais petit à petit il la perdait de vue, petit à petit elle s'approchait du danger. Il clamait son nom en sachant que ça ne l'avancerait à rien. Puis il demandait aux habitants s'ils ne l'avaient pas aperçue. Une femme répondit méchamment à sa demande... sa tante.

- Tatie Temari !

- Qu'est-ce que tu me dis, là ?! s'exclama-t-elle sur un ton enragé, Tu as laissé filer Tsuki ? Je venais justement à la maison de Sakura pour vous garder, et toi tu fais n'importe quoi ! Et par pitié, ne m'appelle pas comme ça...

- J'y peux rien, je pensais pas qu'elle avait autant de force, excuse-moi, s'inclina-t-il, Je la cherchais mais je l'ai perdue de vue...

- Bon écoute, je vais à la porte de Konoha et toi tu continues à la chercher dans la rue. Au bout de vingt minutes, si tu n'as rien trouvé, tu reviens aux portes de Konoha aussi. Elle n'a que cette issue, d'accord ?

- Oui, compris, Tatie Temari ! répondit-il en partant dans une rue.

- Et ne m'appelle pas comme ça !!! C'est insupportable, je déteste ce "tatie" !!

Et elle partit de son côté, encore plus énervée. Il ne lui fallait pas grand chose pour la mettre en colère, à Temari. Tante et neveu scrutèrent les moindres recoins, demandaient à toutes les personnes qui se présentaient à eux, et couraient sans se fatiguer, la crainte de laisser sortir Tsuki qui les oppressait.

Elle, Tsuki, elle ressentait une profonde inquiètude pour ses amis qui se battaient pour sauver celui qui s'était fait kindnappé par sa faute, celle qui était retenue prisonnière, par sa faute également, tandis qu'elle-même était en pleine santé, en sécurité. Cela la rendait furieuse de rester à Konoha à ne rien faire alors que tout était de sa faute. Tsuki avait grimpé sur un mur de Konoha et observait depuis les toits des immeubles et des maisons de la ville. Elle cherchait la grande porte du regard. Quand elle l'eut trouvée, elle sauta de toit en toit jusqu'à la sortie, sans regarder autour d'elle. Le but, c'était de passer cette porte, et liberté l'attendait. Elle n'aurait plus qu'à se cacher dans la forêt et courir jusqu'au repaire, car elle savait où il se trouvait. L'Akatsuki ne l'effrayait plus, en cet instant, elle devait les rejoindre, elle devait aider ses compagnons. Quand un obstacle l'arrêta. Sa concentration sur la porte avait été si forte qu'elle n'avait même pas pris soin à regarder où elle posait les pieds. A un moment, l'écart entre deux maison fut trop grande pour sauter. Elle baissa alors les yeux, mais le mur qu'elle devait atteindre était encore à deux mètres d'elle alors que son corps tombait dans le vide. Elle sentit son coeur lâcher et chuta de sept mètres. Personne n'entendit rien, puisqu'elle se trouvait dans une ruelle désafectée. Elle ne se releva pas. Elle s'était assomée, sa tête avait brutalement cogné les dalles froides. Cette ambiance noire, car elle n'ouvrait plus les yeux, lui rappelait avec puissance le repaire de l'Akatsuki. Mais ça ne dura pas, heureusement ou pas, car elle s'évanouit lentement dans l'ombre.



Non, Tsuki ! Il faut que tu restes à Konoha, ne viens pas me chercher, ce serait trop risqué ! Ma pauvre chérie...


Chapter's end !

Désolée d'avoir mis du temps, mais c'est déjà mieux que pour le chapitre d'avant (là, ça fait deux semaines à tout péter). Qu'en avez-vous pensé ? Il ne se passe pas trop de choses importantes dedans, mais on revoit le petit Shinji. =)
Qui n'est d'ailleurs pas très doué... Et Tsuki non plus xD Ah, les pauvres ! I love pain !

Tsuki : Sadiiiique... Bouuuuh, je me demande vraiment pourquoi on interdit pas les fictionneuses comme toi ! J'en ai ma claque, moi !

C'est pour attirer les lecteurs, enfin ! Le sang, la souffrance... Tout le monde aime lire ça !

Tsuki : J'ai jamais entendu ça... Ne prends pas ton cas pour une généralité, chose infâme de la nature...

Hé, c'est ma réplique ça !
Non mais franchement, je vous jure, personnages ingrats... Grr... -,-'

Voilà, je vous laisse les namis ! =)
Merci d'être passé !

Bisouxxxx

# Posté le mardi 14 avril 2009 13:04

Modifié le samedi 02 mai 2009 15:02

Oyé oyé mes amis ! Pourquoi ils se barrent ?... -_-'

Oyé oyé mes amis ! Pourquoi ils se barrent ?... -_-'
Yeaaah, I know I know : ça va faire je sais pas combien de temps que j'ai pas mis de suite, mais sérieux, je suis stressée par le temps... Il me tarde les vacances pour pouvoir écrire autant que je voudrais en ne regardant pas l'heure toutes les cinq minutes... La belle vie, quoi !
Pardonnez mon retard, s'il vous plait...

Là, il est clair que je me rattraperai ! =)
Pour l'instant, je fais de mon mieux, mais au pire, je suis en vacances dans trois semaines environ : le 9 juin !
Et vous ? ^^
Oui, je sais, c'est super tôt hein ? Héhé ! [Pourquoi vous me regardez avec ces yeux-là ? J'y peux rien moi ^^']


Sinon, je voulais prévenir que j'étais aussi sur ce blog-là en même temps : je viens de le créer. A l'intérieur : soundtracks d'animes pour ceux qui veulent se rappeler avec nostalgie de leurs séries favorites, ou ceux, comme moi, qui cherchent désespérément des musiques d'ambiance, bah voilà, y'a tout ce qu'il vous faut in this blog, my friends ! =D


It's here :




Voili voilou, c'est tout pour vous ! Bonne écoute ! ^^
Oui, j'avais déjà fait un blog de soundtracks, mais c'est seulement ceux de Nobuo Uematsu, de Final Fantasy :

Suite quand je peux, lentement mais sûrement comme on dit ! [Les expressions sont si bêtes...]

ET MERCI POUR VOS COMS ET VOS ENCOURAGEMENTS !! ♥


Hyah ! Vous avez vu ?
Maintenant, y'a les images des articles sur la page qui sert à les gérer xD


Bisouxxxx

# Posté le dimanche 17 mai 2009 10:56

Modifié le mercredi 20 mai 2009 14:00

Chapitre 41

Chapitre 41
Hum ? Que dire à part un exaspérant "excusez-moi du retard" ? ^^'
Ah oui, que vous n'allez plus être jaloux, je finis les cours le 16 juin finalement -_-' [Pourquoi ils ont reporté ? Grr...]

Voilà, ben on passe au chapitre 41 alors, dans la joie et la bonne humeur ! =)

Venez retrouver Tsuki, parce que ça fait trois semaines (au moins) que je n'ai pas écris la suite, donc la pauvre, elle est restée évanouie là, dans la rue, tout ce temps. Paix à son âme...

Tsuki : Nah, j'suis encore en vie ! Beuuuuh ! *tire la langue*

Ne t'en fais pas, ça ne durera pas longtemps ^^

Tsuki : ...




Bonne lecture ! =P








Chapitre 41 : Cette fois, je partirai pour de bon !






Ces petites notes de piano qui éclaboussaient son visage, ruisselant sur sa peau au rythme de la mélancolie, elle ne les connaissaient que trop bien. Elles le représentaient, gentil et doux, l'ami le plus précieux qu'elle n'aurait pu avoir. A chaque fois qu'un souvenir refaisait surface, cette berceuse passait en boucle, comme ses images marquantes qui tournaient en rond dans sa lourde tête. Mais cette pluie fine ne supportait pas être seule. Dès qu'elle tombait sur le visage de la jeune fille, il fallait que les gouttes en provoquent d'autres : les larmes de chagrin, de regret, d'un ami qu'elle sentait s'éloigner un peu plus à chaque seconde. Cette fois-ci, ce fut encore le cas. La mélodie enchainait le plus lentement possible ses notes, comme si elle voulut faire ressentir la souffrance de Tsuki au plus profond de son âme. Elle ne sentait plus son corps dans ces moments-là, son esprit était bien trop tourmenté pour qu'elle puisse sentir les battements de son coeur, qui peut-être, suivait en réalité les notes de musique. Régulières, puis s'accélèrant d'un coup, et reprenant un tempo lent. Oui, ce mouvement représentait bien son état d'âme. Prisonnière, il aurait fallu que quelqu'un la fasse sortir de ce trou noir, car elle s'y enfonçait de plus en plus, doucement, au milieu de ces sables mouvants qui l'ammenaient à la mort. Ce moment dura une éternité, comme tous les précédents d'ailleurs.
Puis il y eut une fin :

- Tsuki !!

(Plus de musique !)

Cette intrusion soudaine écrasa la berceuse. Il y eut un silence intense, coupé alors par des bruits de pas qui s'approchaient d'elle. Elle voulut ouvrir les yeux, mais en avait-elle seulement la force ? Elle n'avait aucune idée du lieu et de l'état dans lequel elle se trouvait. En tout cas, quelqu'un l'avait appelée, car elle en avait presque oublié son prénom. Comme pour lui montrer que c'était bien le sien, il recommença, avec la même teneur d'inquiètude dans la voix :

- Tsuki ! Qu'est-ce que tu fais là ? Eh, réveille-toi, Tsuki !

- Hm... dit-elle enfin en plissant les paupières.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que ça va ? continuait la voix au dessus d'elle.

La main de la personne qu'elle ne reconnut pas souleva sa tête. Elle sentit alors une matière chaude dévaler sa nuque. La voix se fit plus angoissée :

- Comment tu t's ouvert la tête ?! T'as perdu plein de sang, faut que je t'ammène à l'hosto sans tarder !

- Je... Suis tombée... avoua-t-elle faiblement.

Tsuki leva lentement son bras tremblant et pointa le haut du mur. L'autre parut affolé, il la souleva sans attendre plus et sortit des ruelles, regagna le centre de la ville et fonça vers l'hôpital sous les regards ahuris des habitants qui le croisait. Sans prendre la peine d'attraper la poignée, il chargea sur la porte qui s'ouvrit violemment à s'en casser en deux. Tsuki ne voyait que de brèves lumières, des couleurs déformées par la rapidité de son sauveur, car sa mémoire n'avait pas le temps d'analyser toutes les images qui passaient entre ses paupières à demi-fermées.

- Vite, aidez-la s'il vous plait ! reprit la voix se faisant toujours plus forte.

Tsuki n'entendit pas le reste. Pour la énième fois dans cette journée, elle s'évanouit.


***


- Hum, ne me dis pas que cette chose répugnante au sol, c'est le gamin ?

- N'y touche pas, Deidara.

- Haha, tu l'as sacrément arrangé ! Tu comptes le laisser crever ?

- Pain veut qu'on le laisse là et qu'on attende qu'ils viennent le chercher.

L'homme blond s'approcha malgrè tout de la personne, impuissante, assomée contre les dalles froides du repaire. Ce corps auquel on avait fait subir une horrible exprérience ne ressemblait plus à celui d'un homme, car ses os se déplaçaient sans qu'il lui en donne l'ordre, le déformant peu à peu; ils se brisaient à force de se cogner, et la peau se déchirait, laissant cet interminable sang couler autour de lui. Mais il ne pouvait plus rien y faire, le processus était déjà enclenché. Et même, qui aurait voulu vivre comme ça, dans une telle souffrance ? Non, le seul moyen auarait été d'extirper ce chakra non compatible avec ce corps, mais il était déjà imbibé jusqu'au plus profond de ses entrailles. S'il avait pu, il aurait attrapé une arme, n'importe quoi, un caillou assez pointu pour le tuer définivement, mais bouger lui était bien trop difficile, et les personnes autour de lui étaient si cruelles qu'elles venaient l'observer de temps en temps, se distrayant à le voir se tordre de douleur et cracher des dizaines de flaques de sang par jour. Jamais il ne comprit comment on pouvait en rire. Si quelque chose fonctionnait encore normalement chez lui, c'était son cerveau. Penser, il n'avait que ça à faire pour oublier la douleur atroce qui le torturait jour et nuit. Il se repassait les scènes de sa courte vie en boucle, sans jamais s'en lasser, comme on relit plusieurs fois un bon livre qui nous a plu. Il se rendait compte qu'il n'avait rien oublié, en fin de compte. Il aurait tant voulu revoir les personnes qui lui tenait à coeur. Mais l'important, c'était qu'elles ne reviennent pas le retrouver, qu'elles restent en sécurité, en croyant sa mort. C'était ce qu'il souhaitait au plus profond de lui-même.

- Argh, c'était quoi ça ? s'écria l'homme blond en reculant d'un bond.

- Je t'ai dit de ne pas le toucher. C'est le chakra qu'on a fait fusionné avec lui, mais ça a mal tourné. Maintenant, on ne peut plus l'approcher sans qu'on le sente nous brûler.

- De toute façon, il mourra bientôt comme ça.

- Justement, ce chakra le tient en vie. C'est étrange, il aurait dû être mort depuis longtemps, en réalité.

- Hum, le pauvre, hin hin. J'en connais une autre dans le même cas, mais on se demande ce qui la retient à la vie. N'empêche, on n'a plus vraiment besoin d'elle maintenant, vu qu'on a lui.

- On la garde au cas où lui mourrait.

L'autre à la couette haute se mit à ricaner, et les deux hommes quittèrent la pièce en laissant le garçon mourrant derrière eux, seul dans le noir, se retrouvant dans la même situation que son amie il y a quelques mois...


***



Elle était sortie de l'hôpital, furieuse, un bandage blanc sur le front, un petit mal de crâne car il s'était ouvert il y avait quelques heures. Personne ne la retiendrait cette fois. Elle en avait assez de tomber dans les vappes et de rejoindre l'hôpital sans arrêt, sans jamais atteindre son but. Il fallait qu'elle parte cette fois, le temps pressait. Et cette fois, elle utiliserait la force si on l'en empêchait. Tant pis pour ceux qui lui barreront la route, elle ne se laissera pas faire. Les poings et les dents serrés, elle marchait rapidement vers les portes de Konoha, la tête haute, les yeux emplis d'une immense colère. Les passants qui la regardaient bizarrement lui donnaient envie de tous les massacrer. Elle avait conscience d'avoir du sang séché dans les cheveux et sur le dos et les épaules, et alors ? Qu'est-ce que ça pouvait leur faire, à ceux-là ? Qu'elle reste humaine ou qu'elle soit sous sa vraie forme, on la prenait pour un monstre de toute façon ! Non, c'en était trop, elle n'en pouvait plus. Nerveusement, elle se mit à crier au beau milieu d'un endroit fréquenté de Konoha. Il se passait trop de choses dans sa tête, et ça devenait franchement lourd à porter. Alors les regards fusèrent de nouveau dans sa direction, et elle n'hésita pas à protester, cette fois-ci :

- Quoi ?! Qu'est-ce que vous avez ? Vous n'avez rien de mieux à regarder ? Lâchez-moi un peu !

Puis elle repartit d'un pas rapide vers la sortie. Il n'avait qu'à se mêler de leurs affaires, au lieu de toujours vouloir fourrer leur nez dans celles des autres ! On l'appela alors lorsqu'elle aperçut les énormes portes grande ouverte comme si elles avaient voulu qu'elle sorte de cet enfer.

- Tsuki ! Où vas-tu ?

Qu'est-ce que c'était encore ? Elle ne prit pas la peine de se retourner et continua sa marche tandis qu'une lueur s'intensifiait dans ses yeux car elle s'approchait de la sortie. Quand soudain une main l'attrapa à l'épaule en ressortant son prénom. Alors l'interpelée pivota sur elle-même et sortit les griffes pour porter un coup à la personne qui avait osé l'arrêter. Mais celle-ci esquiva au dernier moment en se reculant un peu. Tsuki remarqua une personne qu'elle connaissait peu, mais à qui elle avait de la reconnaissance pourtant car elle l'avait sauvée à la sortie d'une cascade : Temari.

- Calme-toi, Tsuki. Tout va bien, ne t'en fais pas.

- Vous dites ça juste parce que vous voulez me le faire croire ! répliqua-t-elle d'un ton agressif, Rien ne va bien ! Je pars, au revoir !

- Non, attends ! fit la jeune femme en la rattrapant par le bras.

- Lâchez-moi !! J'en ai marre qu'on m'arrête à chaque fois que je veux sortir d'ici ! Laissez-moi tranquille un peu, je vais où je veux, vous ne comprenez rien, vous tous !

- Tsuki, s'il te plait. Il faut que tu restes ici jusqu'à ce que tout s'arrange.

- Mais vous ne comprenez pas ! Si tout va mal, c'est de ma faute ! Tous ces gens blessés par ma faute, cette guerre... C'est tout, c'est à cause de moi. Alors si je n'y vais pas, si ils n'ont pas ce qu'ils veulent, ils continueront à nous détruire... Je... Je dois y aller. Je suis désolée.

Sur ces paroles, Temari resta sans voix. Elle le savait... Elle savait que Tsuki avait raison mais jamais elle ne la laisserait mourir, même pour Konoha. En revanche, elle avait tort sur le fait que c'était de sa faute, car elle n'y pouvait rien. Elle n'avait pas choisi d'être née comme ça, après tout. Et puis il restait l'espoir qu'on détruise l'Akatsuki une bonne fois pour toute. Il ne fallait compter que sur ça, désormais. Mais Temari la regardait partir. Elle ne lui courait plus après, elle ne sut pourquoi. Une force obscure l'en empêcha. Peut-être qu'en fait, il vallait mieux la laisser s'en aller...

C'était fait, elle avait dépassé les portes. Konoha n'avait plus d'emprise sur elle. La jeune fille ressentit une profonde liberté se dégager dans son coeur, elle pouvait enfin respirer. Alors elle se mit à courir, le plus rapidement qu'elle le pouvait avec la volonté de fer qui la reliait à la vie. Elle chargea si vite qu'elle n'en sentit plus le sol. Non, celui-ci n'existait plus. Les airs, c'était l'endroit où elle se sentait le mieux, comme protégée. Ses ailes se dirigeaient d'elles-même vers le repaire, Tsuki ne les contrôlait pas. Mais elle savait bien où elles l'emmenaient. Il était trop tard pour reculer maintenant...



Pourquoi... ? Pourquoi Temari t'a laissé t'enfuir ?... Je ne comprends pas. Il ne faut pas que tu viennes, Tsuki...


Excusez-moi mais... Je ne pouvais pas m'empêcher de mettre du Muse ! J'aime tellement cette musique !! *o* [Bientôt leur nouvel album mouhahaha ! XD]
Pardon si ça ne vous plait pas ^^' De toute façon, vous n'êtes pas obligés d'écouter toutes les musiques d'ambiance.

Voilà, donc, encore un chapitre qui traine un peu, et Tsuki arrive enfin à destination dans le prochain épisode ! =)
Donc... Patience. xD

Merci d'avoir lu, merci de m'encourager, c'est génial, vraiment !
Au passage, je souhaite bonne chance et bon courage à tous ceux qui sont dans leur période exam' ! Parce que c'est pas simple, je sais. Révisez tranquillement, no stress les amis, okay ? :3



Allez bisouxxx

# Posté le samedi 30 mai 2009 17:08

Modifié le mercredi 10 juin 2009 07:50

Laissez-moi le temps de réfléchir... (Oui, parce que je sais réfléchir... Enfin, ça m'arrive des fois...){Mon carburant, c'est les pastèques =P}

Et j'en ai pas souvent, du carburant... -_-'




Bonjour bonjour !



Certains me demandent si je suis en panne, d'autres comme Hana plaignent Tsuki d'avoir une crampe parce que ça fait un mois que j'ai pas écris la suite, et qu'elle doit marcher jusqu'au repaire depuis tout ce temps. Mais elle arrive à être encore en vie, cette petite peste...

Tsuki : Attends, j'suis en train de crever et toi tu m'insultes encore ?!

Et elle arrive toujours à parler... Rah, elle m'embête, faut que je trouve un endroit où elle mourra pour de bon *fouille dans son scénario et fait une croix en plein milieu de ce qui devait être une baston* Voilà ! ^^

Tsuki : Gné ?? °_°" Attends voir toi ! Dès que t'auras le dos tourné, j'te cramerai des feuilles !



Tsuki : Ouais, c'est ça, souris tant que tu le peux encore ! >.<

Non, c'est juste que je trouvais ce smiley mignon alors je l'ai mis là. ^^

Tsuki : ... [Elle est vraiment conn*...]


Mais bon, revenons à nos moutons ! =)
Bêêh bêêh...
Ouais bon ça va, j'vous ai pas sonné, c'est qu'une expression !
Driing driing
... -_-'

Ahem ! Excusez-moi chers lecteurs impatients qui approchent leur pointeur de la croix bleue... [Oui, bon, elle est bleue chez moi, pas rouge ! J'ai changé les couleurs de mon ordi ! Hum... Enfin pardon, j'm'emporte... ^^'] Je voulais vous dire quelque chose... Encore faut-il s'en rappeler...
Oui, en fait, je n'avance plus bien dans la fiction (Je sais que vous le savez déjà -.-') et c'est simplement parce que je n'arrive pas à trouver comment tout ça va se finir, alors il me faut du temps... Beaucoup de temps...
Alors quand j'écris, l'histoire traine, donc je vous demande de la compréhension. De plus, je hais ce mot "fin" donc j'avais pour idée de faire une seconde saison (où les persos seraient un peu plus grand, pas forcément plus intelligents...) mais j'ai peur de la rater.

Donc, je réfléchis à une intrigue, et si ça serait toujours la même ou pas. Et puis cet Akatsuki me pompe l'air avec tous ces gros sadiques ! J'aimerai bien en clamser un ou deux... à moins que j'invente de new méchants, mais on s'éloignerait ptêt trop de l'univers de Naruto, bien que je garderais tous les persos du manga de départ.

Voilà, vous savez tout.

Tsuki : Moi, ça me dérange pas que tu les butes...

Ah oui, et en plus de ça, je suis sur mes deux autres blogs, et j'écris une autre fiction [Hors ligne sur ce blog], j'y tiens particulièrement, mais je sais pas trop ce que je vais en faire... xD
Pour l'instant, je la laisse là et je la continue régulièrement. =)



Merci de vos passages sur mon blog =D

Je poursuis donc ma réflexion sur la fiction. Et si vous avez des remarques ou des questions, n'hésitez pas à m'en faire part ! ^^



En attendant la suite, je vous passe une musique que j'aime beaucoup... Yui, la chanteuse japonaise qui fait aussi le générique de FMA Again. Voici donc Merry Go Round ^^

Bonne écoute les namis ! =)

Bisouxxx


Mickael nous a quitté... Paix à son âme...
(HS je sais, mais je tenais à mettre ça...)

# Posté le vendredi 26 juin 2009 08:54

Modifié le vendredi 26 juin 2009 16:21